ARAM MEKHITARIAN

«Ibraac manifesto, version 2 (ittinérances between research, art & concept) / ON ESSAY: 0,002»

Lexicographies [Ibraac in][1] But,Définir l’essai : définir un genre ? Sujet à discussions, la définition de ce genre est incertaine, contradictoire, voire impossible. Et pourtant. Really, post-production is the best time of your life.Et pourtant, son invocation qualifie une série d’écrits dont l’objet, exercice de pensée, déplace plus l’interrogation elle-même qu’il ne propose une réponse. Displacement. Post-production of your life, really, is the best time.Cependant, singulièrement, un pluriel hante cette transmission, selon une filiation expliciteselon un écart et un imaginaire signifiant d’emblée ce genre et une écriture. Se profile ainsi une possibilité paradoxale de jointure entre une figure, celle d’un « c’est moi que je peins », une écriture singulière, un nom propre, Montaigne, qui précède l’égoïté supposée du « je pense » moderne. Essai de « peindre je », comme un « c’est moi que je ». Really : « to drawn I » like a « It’s me that I » is the best post-production of your life time. However surprise.Le multiple de ce pluriel paradoxal disperse. Cette qualité, la dispersion, Montaigne ne l’invente pas, il la trouve, séduisante, chez Plutarque qui « … aime à couper ses raisonnements d’images, de citations, d’anecdotes, atteignant ainsi à une plasticité qui porte mieux que l’idée. Il recourt à la dispersion plutôt qu’à la concentration, … »,  so said Hugo Friedrich.Curieuse jointure : Really, your life is post-production of the best time out of join. The best, perhaps : just an ‘out of joint’.[2]Hugo Friedrich, Montaigne, Paris, Gallimard, 1968, p. 84.